Découvrir · Agouda · Bénin-Brésil
De Souza, da Silva, Paraíso, d'Almeida. Ces noms racontent une histoire précise : le retour, depuis 1835, des affranchis du Brésil sur la terre de leurs ancêtres.
1835
La révolte des Malês à Bahia, en 1835, l'une des insurrections d'esclaves les plus importantes de l'histoire du Brésil, a durci le sort des Africains libres et accéléré une vague de retours vers le Golfe du Bénin. Affranchis et descendants de marchands portugais ou brésiliens s'installent alors à Ouidah, Agoué et Porto-Novo, en Afrique de l'Ouest. Ils gardent leurs noms de famille, portés depuis, de génération en génération.
de Souza
L'une des familles agudá les plus connues de Ouidah, associée à l'histoire du commerce de la côte au XIXe siècle.
d'Almeida
Fondée par Joaquim d'Almeida, de l'ethnie mahi, né au Dahomey, déporté puis revenu s'installer à Agoué.
da Silva
Un des patronymes portugais les plus répandus parmi les familles de retour, présent à Ouidah comme à Porto-Novo.
Paraíso
Famille de retournés dont le nom, littéralement « paradis », s'est enraciné dans le quartier brésilien de Ouidah.
da Costa
Autre patronyme portugais fréquent chez les Agudás, transmis depuis les premières générations de retour.
Joaquim d'Almeida, une trajectoire documentée
Joaquim d'Almeida, de l'ethnie mahi, naît sur ce qui est aujourd'hui le territoire du Bénin. Déporté en esclavage vers le Brésil, il obtient sa liberté et choisit de revenir s'installer à Agoué, sur la côte. Son histoire, parmi les mieux documentées de la diaspora de retour, illustre ce que ces noms de famille portent encore aujourd'hui : une boucle refermée, pas une origine oubliée.
Sources
« Esclavage, créolisation et constitution des identités en Afrique de l'Ouest : le cas des Agudàs du Bénin », Civilisations, OpenEdition, consulté le 12 septembre 2026.
Pierre Verger, Flux et reflux de la traite des nègres entre le Golfe de Bénin et Bahia de Todos os Santos, du XVIIe au XIXe siècle, Mouton, 1966.
Documentation généalogique sur les familles de retour, sources historiques spécialisées sur les Agudás, consultées le 12 septembre 2026.
Nous ne promettons ni test ADN ni preuve généalogique. Nous ouvrons une porte, celle des familles agudás de Ouidah, encadrée par les sages et les collectivités de la ville.